CIELT - Centre international d'études sur le linceul de Turin
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Un peu d’histoire

Le Centre International d’Etudes sur le Linceul de Turin, plus connu en abrégé sous le sigle CIELT, fut créé le 1er janvier 1990, à la suite du succès que remporta le Symposium International de Paris, en 1989. En 1978, Turin célébra, en une
ostension solennelle, le Quatrième Centenaire de l’arrivée du Saint Suaire en ses murs. A cette occasion une équipe américaine, le Shroud of Turin Research Project (STRUP), procéda, sur place à Turin, aux premiers examens physiques sur le Saint Suaire.

Au début des années 80, I’idée fut lancée par des scientifiques que l’on devait envisager la datation du tissu par le Carbone 14. Non utilisable, à cette époque, par la méthode trop destructrice du comptage des désintégrations, I’idée fut relancée, en décembre 1982, par un article de Science et Vie qui proposait d’utiliser une toute nouvelle méthode de
mesure du Carbone 14, celle du spectromètre de masse, le « tandétron ».

Accompagné de frère Bruno Bonnet-Eymard, André van Cauwenberghe prit contact, à Lyon, avec Jacques Evin, spécialiste français du Carbone 14. Tous trois ils suivirent l’affaire jusqu’à ce que la décision de dater le Linceul soit acceptée par le Saint-Siège. Désireux d’intéresser au Saint Suaire les milieux scientifiques, dont il était issu, André Van Cauwenberghe, dès 1983, tenta de constituer l’ébauche d’un « Comité Scientifique Français » avec deux amis : le professeur Jacques Benard, membre de l’Académie des Sciences et président de la Fondation de la Maison de la
Chimie, ainsi que le professeur Lazlo Mester, tous deux trop tôt disparus.

En 1988, lorsque furent connus les résultats du Carbone 14, proclamant au monde entier la datation médiévale, André van Cauwenberghe décida, avec Jacques Evin, d’organiser une conférence pour expliquer à un public averti ce qu’était le Linceul de Turin, ainsi que le Carbone 14, qui venait d’en contester l’authenticité.

Jacques Evin admettait le verdict, tandis qu’André van Cauwenberghe, connaissant la valeur des travaux antérieurs et définitivement convaincu de l’authenticité de la Relique, projeta audacieusement, avec l’aide de Jacques Evin et d’une amie – et célèbre sindonologue américaine -, Mrs. Dorothy Crispino, d’organiser à Paris un Symposium Scientifique International. Il fit prendre corps à ce « Comité Scientifique Français » qu’il avait envisagé cinq années auparavant.

Durant un an, une dizaine de scientifiques se réunirent périodiquement pour préparer ce Symposium, en faisant appel à tous les spécialistes du Saint Suaire les plus connus mondialement. Les 7 et 8 Septembre 1989, trois cents congressistes se réunirent dans une grande salle parisienne pour entendre une trentaine de conférenciers de toutes nationalités. Le Symposium de Paris avait vu le jour. L’on recommença, à partir de ce moment, à parler du Saint
Suaire, dans la presse, un peu partout et, le diable portant pierre – comme l’on dit -, ce furent les plus virulents détracteurs, qui en firent la meilleure publicité.

La machine était lancée. En novembre 1989, on décida de poursuivre le travail commencé et l’on jeta les bases d’une Association qui fut appelée le Centre International d’Etudes sur le Linceul de Turin. Les membres du Comité Scientifique
en devinrent les membres fondateurs. Le CIELT avait pris naissance.